UN COMITE AD HOC POUR SE PENCHER SUR L’ADHESION DU SENEGAL

L’atelier des parties prenantes nationales sur le traité sur la charte de l’énergie et sur la charte internationale de l’énergie au Sénégal s’est tenu du 03 au 04 Mars 2022 à l’hôtel Ndiambour à Dakar. La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous la présidence de M. Issa DIONE, Directeur de cabinet du Ministre du Pétrole et des Energies qui avait à ses côtés Mme Ishita PANT du secrétariat de la charte de l’énergie. Cette cérémonie a enregistré également la participation en visioconférence de Mme Atsuko HIROSE, Secrétaire Générale Adjointe de la Charte internationale de l’énergie.

L’atelier a réuni les représentants de tous les services du ministère du pétrole et des énergies ainsi que les structures rattachées et des membres du secrétariat de la Charte de l’énergie. La charte internationale de l’énergie basée à Bruxelles est une organisation non gouvernementale intervenant dans le cadre de la coopération énergétique. Elle compte actuellement 54 pays membres et 41 pays observateurs dont le Sénégal qui est signataire de la politique de la déclaration de la charte depuis 2016. La procédure d’adhésion est en cours pour le Sénégal qui vient de finaliser ces trois rapports d’adhésion dans le domaine de l’investissement, de l’efficacité énergétique et de l’harmonisation du cadre juridique.

Dans son allocution, prononcée au nom du Ministre du Pétrole et des Energies, M. DIONE a tenu à féliciter la Charte internationale de l’énergie, initiatrice de cette  importante rencontre ainsi que l’ensemble des participants. Il a souligné que l’accès à l’énergie demeure encore une priorité pour beaucoup de sénégalais, notamment ceux vivant dans le monde rural ce qui justifie la mise en place dans le cadre du PSE d’un important programme qui vise à atteindre l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2025 pour l’équité et la justice sociale.

Selon M. DIONE, « c’est dans la recherche de solutions aux problèmes énergétiques du pays, que le Sénégal a signé la politique de déclaration de la Charte de l’énergie depuis 2016 pour devenir un pays observateur de ladite charte ».  En effet pour le Directeur de Cabinet « la Charte Internationale de l’Energie ouvre des opportunités de coopération avec les pays en voie de développement pour un accès à des services énergétiques modernes, une réduction de la pauvreté énergétique ». C’est ainsi qu’il faut comprendre le bon niveau de coopération que le Sénégal entretient avec cette organisation dont il pourrait être membre à part entière prochainement. En effet le pays « a finalisé actuellement ses trois rapports d’adhésion sur l’investissement, l’harmonisation des lois et l’efficacité énergétique » et continue de suivre son processus d’adhésion pour acquérir le statut de membre à part entière de la charte.

Pour sa part, Mme Atsuko HIROSE a indiqué que « cet atelier est l’occasion de réaffirmer l’engagement du Secrétariat à poursuivre la coopération avec les organisations partenaires et les pays observateurs notamment le Sénégal ».  Elle a rappelé en outre que pour soutenir les efforts du gouvernement, le Secrétariat de la Charte de l’énergie élabore depuis 2018 le rapport d’évaluation des risques liés aux investissements énergétiques au Sénégal.

Plusieurs présentations sur le processus d’adhésion à la charte, la promotion des investissements dans le secteur de l’énergie, le traité de la charte de l’énergie, les politiques et priorités du Sénégal dans le secteur énergétique ont marqué l’atelier. Les discussions ont abouti à plusieurs recommandations dont la mise en place d’un comité ad hoc pour réfléchir sur le processus d’adhésion du Sénégal à la charte.  

La cérémonie de clôture de l’atelier a été présidée par le conseiller Technique en communication du MPE. Après avoir remercié les participants, Bartélémy SENE s’est réjoui « du niveau de coopération développé entre le secrétariat de la charte et le Sénégal, notamment en ce qui concerne les échanges d’experts, la formation, etc. » avant d’appeler les parties à poursuivre la réflexion suivant les recommandations, dans le cadre du comité ad hoc qui sera mis en place.