LA SOCIETE CIVILE SALUE L’OUVERTURE DU MPE
En partenariat avec le Ministère du Pétrole et des Energies, l’Observatoire de suivi des indicateurs de développement économique en Afrique (OSIDEA) a tenu la quatrième édition de la Table ronde sur la gouvernance des ressources minérales, le mardi 10 janvier 2023, sous le thème : « Quelles stratégies pour construire les passerelles de la transition énergétique autour de l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal ? » C’était sous la présidence de Mme Aissatou Sophie GLADIMA, Ministre du Pétrole et
des Energies et en présence de tous les acteurs.
Cette table ronde est un cadre privilégié d’échanges et de concertation autour de l’économie
pétrolière et gazière. Elle a regroupé l’ensemble des acteurs clés intervenant directement ou
indirectement dans le secteur des hydrocarbures, à savoir l’Etat, la société civile, les compagnies exploitantes, le secteur privé, les parlementaires, les universitaires. Les échanges ont porté sur la question de la transition énergétique à l’aune des premières productions de barils de pétrole et du gaz au Sénégal. Il s’est agi aussi d’évaluer l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la dernière édition de la Table Ronde et de faire l’état des lieux sur l’avancée des projets pétrolier de Sangomar et gazier de GTA.
Selon Cheikh Oumar SY, président de l’OSIDEA et initiateur du forum, « la rencontre s’inscrit dans la perspective d’évaluer la gouvernance de nos ressources minérales et permet à l’ensemble des participants (société civile, universitaires, secteur privé national, parlementaires, …) d’avoir les bonnes informations qui les interpellent sur l’exploitation du gaz et du pétrole du Pays ». Dès lors, le thème de cette édition convient parfaitement, notre pays étant à la veille de l’exploitation effective de son pétrole et de son gaz. C’est pourquoi M. SY a loué « la disponibilité et l’ouverture du Ministre du Pétrole et des Energies » avant
de se féliciter de la posture de l’Etat qui a toujours « accepté la consultation avant la prise de certaines décisions ». Pour sa part Moundiaye CISSE président de l’ONG 3D a insisté sur l’intérêt et l’importance des concertations de cette nature avant de saluer « la démarche inclusive du Ministre du Pétrole et des Energies ». Il a ensuite rappelé que « la table ronde doit permettre d’évaluer les recommandations issues de la dernière édition ». Il s’agit entre autres de la publication de tous les contrats, le renforcement des études d’impact environnemental, la prise en charge de la dimension équité et genre, etc.
Dans son allocution le Ministre du Pétrole et des Energies s’est réjoui de la régularité dans la
tenue de cette rencontre d’échanges inclusive sur la gouvernance des ressources minérales
« qui représente une excellente opportunité offerte aux différents acteurs comme cadre d’expression, d’évaluation et d’identification de perspectives du secteur de l’industrie extractive ». Selon Mme Aissatou Sophie GLADIMA l’Etat, les Compagnies, les Communautés, la Société Civile, les religieux, tous doivent travailler en étroite collaboration et œuvrer constamment pour la transparence dans la gestion de ce secteur stratégique ; car il y va de l’intérêt de toute la nation. D’autant plus que « nous entrons cette année, dans une phase décisive avec la production des premiers barils de pétrole et des premiers mètres cubes de gaz respectivement dans le cadre des projets de SANGOMAR et de GTA ».

Le MPE a tenu à saluer l’organisation de la table ronde de cette année dont le thème « anticipe déjà sur les passerelles pour renforcer notre politique de transition énergétique tout en exploitant nos ressources minérales de manière responsable et durable au bénéfice des populations et de l’économie de notre pays ». Mme GLADIMA, tout en attendant avec intérêt les recommandations de la table ronde, a rappelé que la politique énergétique définie par Son Excellence Macky SALL, Président de la République consiste à travailler en sorte que nous marchions sur nos deux pieds, pour fournir une énergie abondante, de qualité, à moindre coût et durable, dans l’optique d’apporter un développement harmonieux, qui place l’humain au cœur de nos actions. Cette politique a valu à notre pays d’atteindre un taux de 30% d’énergies renouvelables dans sa puissance installée. Un taux que le pays entend maintenir dans l’avenir
malgré le développement de ses projets d’hydrocarbures.