Catégorie : L’actualité du MPE

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CONTRATS PETROLIERS ET GAZIERS :

LE SENEGAL GAGNE ENTRE 50 ET 64% DU BENEFICE GENERE

Depuis quelques jours, le sujet autour de la part de l’Etat dans les contrats pétroliers est revenu au-devant de l’actualité. Ce débat insidieusement entretenu par des individus qui ignorent tout de l’industrie pétrolière peut semer le doute et la confusion dans l’esprit de certains de nos compatriotes. C’est pourquoi, il nous semble utile de faire quelques rappels pour lever toute équivoque.

Le Sénégal s’est inscrit de manière volontaire, en toute transparence et responsabilité, dans une gestion rigoureuse, inclusive et durable de ses ressources pétrolières et gazières. Cela a d’ailleurs commencé bien avant les découvertes d’hydrocarbures avec l’adhésion de notre pays, en 2013, à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). Après les premières découvertes, notre pays a entrepris un renforcement de son dispositif législatif et réglementaire pour un meilleur encadrement de la gestion de ses ressources. C’est ainsi qu’il a été procédé depuis décembre 2016 à la création du COS PETROGAZ, élargie à la société civile et à l’opposition, à la réforme du Code pétrolier, au vote de plusieurs lois notamment celles portant sur le contenu local et la répartition des revenus pétroliers, sans oublier plusieurs concertations tenues pour poser le débat au niveau citoyen.

En ce qui concerne les contrats pétroliers, il faut faire la différence entre les parts de PETROSEN et celles de l’Etat dans le contexte d’un contrat de recherche et de partage de production. En effet, dans ce type de contrat, la compagnie étrangère est obligée de s’associer à PETROSEN qui dispose dans tous les contrats de 10% de parts portées en phase d’exploration (elle ne participe à aucun investissement pendant cette phase). Mais en cas de découvertes économiquement rentable, PETROSEN peut porter sa part jusqu’à 20% en phase d’exploitation et contribue à l’investissement. C’est le cas actuellement pour GTA et SANGOMAR.

Quant à la part de l’État, elle est fonction de la production journalière. En effet selon les dispositions de l’article 22 du Contrat de Partage de Production, les parts de l’État varient en fonction de la production journalière en nombre de barils ou équivalent gaz entre trente-cinq pour cent (35%) et cinquante-huit pour cent (58%) du profit obtenu après soustraction de la part d’hydrocarbures destinée au remboursement des coûts pétroliers.

Considérant que PETROSEN est une société nationale détenue à 100% par l’Etat, celui-ci se retrouve, en définitive, avec des parts comprises entre 50 et 64% du profit généré par le pétrole et le gaz sénégalais, compte non tenu des obligations fiscales de la compagnie étrangère.

PETROSEN est disposée à éclairer la lanterne de tous les compatriotes qui veulent en savoir davantage dans le cadre d’un débat contradictoire.

La Direction Générale de PETROSEN HOLDING

POUR UNE BAISSE DE LA FACTURE ENERGETIQUE DES COMMUNES

Le Directeur de cabinet du ministre du pétrole et des énergies M. Issa DIONE a présidé le mardi 11 octobre la cérémonie officielle d’ouverture de l’atelier national sur l’éclairage public organisé par l’AEME, Agence pour l’Economie et la Maitrise d’Energie en partenariat avec son homologue français l’ADEME, Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie et l’AMS, l’Association des Maires du Sénégal. L’objectif de la rencontre est d’arriver à une baisse de la facture de l’éclairage public dans les communes.

Cet atelier fait suite à une préoccupation partagée, de réunir autour d’une même audience les Maires, les hauts responsables en charge des questions d’éclairage public et les institutions intervenants dans ce domaine pour des échanges, partages d’expérience mais aussi renforcement de capacités. L’objectif visé selon le Directeur de cabinet du ministre du pétrole et des énergies « est d’améliorer les performances énergétiques et la gestion de l’éclairage public afin de réaliser des économies d’énergie mais aussi de réduire les factures et dépenses publiques ». Pour Issa DIONE, ce cadre d’échange et de concertation, devrait permettre de renverser définitivement la tendance des consommations énergétiques irrationnelles et des factures d’électricité des collectivités territoriales afin de les rendre plus accessibles, plus durables et plus soutenables financièrement.

Revenant sur les préoccupations liées à l’éclairage public, le Directeur de Cabinet du MPE a indiqué qu’ils ont pour noms : l’état vétuste et les performances limitées du parc, l’entretien et la maintenance des installations, le contrôle et la gestion du parc, la mobilisation des financements. En plus, « la prise en charge des factures d’électricité reste problématique car la plupart des collectivités peinent à honorer cela, ce qui engendre un stock important de dette. Pour exemple, en 2019, le poids des collectivités territoriales sur les créances de la Senelec était estimé á 22,5%, soit 25milliards de FCFA » a-t-il révélé.

Selon M. DIONE, une amélioration du système d’éclairage public aura des incidences positives sur la disponibilité énergétique, l’accès universel à l’énergie qui constitue une priorité pour SE Macky SALL Président de la République du Sénégal, l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité ainsi que la baisse dépenses énergétiques des différents acteurs telles que les collectivités territoriales, pour notre pays encore en plein développement.

Le Directeur Général de l’AEME pour sa part a insisté sur l’importance de cette rencontre qui devrait permettre de renforcer les synergies des différents acteurs dans le but d’opérationnaliser le partenariat pour une réduction des dépenses liées à la consommation d’énergie. Cela entre en droite ligne dans les objectifs de l’AEME dont la principale mission est de promouvoir l’utilisation rationnelle de l’énergie. Saer DIOP de préciser « qu’à cet effet, les collectivités locales constituent une cible particulière notamment dans le cadre de l’éclairage public qui consomme plus de 80% des dépenses d’énergies dans les communes ».

Le secrétaire général de l’Association des Maires du Sénégal Mbaye DIONE a remercié les maires venus des tous les départements pour répondre à l’appel avant de féliciter l’AEME pour « cette excellente initiative dont les conclusions seront partagées avec l’ensemble des autres maires du Sénégal ».

Selon M. DIONE, « l’AMS est plus que jamais consciente que des efforts doivent être faits par tous en commençant par les maires car chaque citoyen doit payer ce qu’il consomme. Or dans l’écrasante majorité des communes dès que le maire reçoit une facture, il l’envoie à la sous-préfecture. Généralement la Senelec ne coupe pas parce que c’est cela la volonté politique de l’Etat. Mais il est évident que cela est trop facile il faut trouver une solution par une citoyenneté que l’on doit s’inculquer ». Ainsi Mbaye DIONE a tenu à réaffirmer la disponibilité de l’AMS à travailler avec tous les acteurs pour mettre en place des outils et solutions permettant de réussir le pari de la baisse de la facture de l’éclairage public dans les communes.

Un incident important qui ne remet pas en cause l’utilité des ouvrages

Un incident survenu ce jeudi 06 octobre 2022 à 8h 41 à la centrale hydroélectrique de Gouina (OMVS) au Mali a entraîné la perte du réseau interconnecté, causant des perturbations sur la fourniture d’électricité dans trois (3) pays membres de l’OMVS partageant ce réseau (Mali, Mauritanie et Sénégal).

Comme il est d’usage lors de ce genre d’incidents, les autorités en charge de l’énergie, informées, ont pris les dispositions nécessaires pour un retour rapide de la situation à la normale. La Senelec a en effet immédiatement mis en marche la procédure de reprise de service avec les centrales au Sénégal, pour rétablir l’alimentation du courant électrique. La réactivité des équipes de Senelec a permis une reprise progressive de l’alimentation électrique dès 9h 31, a indiqué la cellule de Communication de Senelec dans un communiqué. La reprise a été complète sur l’ensemble du réseau à 11h 05 poursuit la même source.

Ces ouvrages, peu connu des populations, rappellent leur utilité à chaque fois qu’un incident s’y produit, comme celui de ce jeudi survenu sur le nouveau barrage de Gouina. Ces barrages hydroélectriques d’une importance capitale pour les trois (3) pays ont été créés par l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) avec un objectif de produite de l’électricité peu couteux et de booster le potentiel agricole des pays membres. A l’arrivée, l’énergie a pris le dessus avec notamment les changements climatiques et la nécessité de produire davantage une énergie verte, mais également et surtout, de produire une énergie pour satisfaire les populations, notamment rurales, grâce à l’électrification de plusieurs centaines de localités dans les trois pays. Plus de 200 villages ont d’ailleurs été électrifiés ces dernières années sur financement de l’OMVS.

Le barrage hydroélectrique de Manantali, d’une puissance installée de 200 MW a été le premier à être mis en service en 2002, suivi de celui de Félou d’une capacité de 60 MW et celui de Gouina d’une puissance installée de 140 MW qui vient d’être récemment raccordé au réseau interconnecté de l’Organisation pour la Mise en valeur du Sénégal (OMVS) le 11 mars 2022. Tous ces ouvrages sont situés au Mali et alimentent un réseau interconnecté de près de 1700 Kms. La taille et le poids de ses ouvrages fait que quand une panne intervient, l’exploitation de nos réseaux nationaux est fortement impactée ; la perturbation est jugulée suivant la rapidité d’intervention des équipes  et la procédure de reprise en service mise en place par les sociétés nationales.

Pour autant, ces barrages sont d’une grande utilité pour les trois pays dans la mesure où ils fournissent l’énergie la moins chère sur le réseau en plus d’être une énergie verte.

LE MPE MAGNIFIE LES AVANCEES DANS LE SECTEUR

Le ministre du pétrole et des énergies, Madame Aïssatou Sophie GLADIMA, a procédé le jeudi 29 septembre à l’ouverture des travaux de la Revue annuelle de la « Feuille de Route de la Stratégie Electricité 2035 » du Millenium Challenge Account (MCA Sénégal II). C’était en présence de Monsieur Diatourou NDIAYE, ministre, Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République par ailleurs PCA du MCA Sénégal II et de son Excellence Michael RAYNOR, ambassadeur des Etats Unis au Sénégal.

D’emblée Mme Aissatou Sophie GLADIMA, ministre du pétrole et des énergies a souligné l’importance de l’exercice qui donne l’occasion « de faire le point sur les avancées et de discuter de questions hautement stratégiques du secteur de l’électricité ». En effet La Feuille de Route Électricité constitue un document stratégique qui s’appuie sur la vision du Président de la République et les objectifs du Gouvernement pour le secteur qui sont consignés dans le Plan Sénégal Emergent (PSE). Selon le MPE, « Son Excellence Macky SALL, Président de la république accorde une importance capitale au secteur de l’Énergie considéré comme un des piliers majeurs de l’Émergence car constituant le socle du développement économique et de la réduction des inégalités sociales et territoriales. C’est pourquoi, à l’horizon 2035, le Gouvernement vise une capacité de production de 3 000 MW et un accès universel à l’électricité pour lequel tout est mis en œuvre pour son atteinte d’ici 2025 ».

Elaborée en même temps que le Compact Électricité du Sénégal, la Feuille De Route va contribuer à assurer la pérennité des actions entreprises dans le cadre de ce Programme MCA Sénégal II doté d’une enveloppe de 600 millions de dollars, constitués de 550 millions reçus du Gouvernement américain et 50 millions mobilisés par le Gouvernement du Sénégal soit au total près de 300 milliards de CFCA. Fruit d’un long processus inclusif et participatif, la FDR est un guide pour l’évolution du cadre institutionnel, réglementaire et opérationnel du secteur de l’électricité. Elle précise, entre autres, la répartition des rôles et responsabilités des acteurs, le financement et les conditions d’équilibre. Elle ambitionne à l’horizon 2035, d’assurer une fourniture électrique fiable, à moindre coût et un accès à l’électricité de manière équitable et durable.

Mais le Sénégal est déjà sur la bonne voie à en croire le Ministre du pétrole et des énergies qui rappelle que « depuis l’accession de Son Excellence le Président de la république Macky SALL à la magistrature suprême, notre pays a enregistré des avancées significatives dans le secteur avec un taux d’accès national à l’électricité évalué à 80,5 % en 2021, dont 96 % en milieu urbain et 58,2 % en milieu rural, l’augmentation des capacités de production portées à 1523 MW en 2021 ».

Ces résultats devraient aller croissant car la mise en œuvre de la FDR doit renforcer le pilotage et la planification du secteur, la régulation des activités de production, de stockage, de transport et de distribution d’électricité pour améliorer les performances financières et technique des opérateurs en rendant le secteur plus performant.

Pour sa part, le Ministre Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République et président du Conseil d’administration de MCA Sénégal II, Diatourou NDIAYE, a indiqué que cet atelier témoigne du respect des engagements du Sénégal vis-à-vis de son partenaire américain. Abordant l’apport du MCA, M. NDIAYE dira que le projet Réforme a déjà apporté un appui conséquent au secteur pour une mise en œuvre adéquate de la feuille de route. 

Cet appui, a-t-il soutenu, « a porté principalement sur l’élaboration d’un cadre juridique favorable avec l’adoption en juillet 2021, du code de l’électricité et de la loi visant à renforcer le régulateur ».

L’ambassadeur des Etats Unis à Dakar a, de son côté, insisté sur le caractère ambitieux de « ce compact étalé sur cinq ans ainsi que sur le travail acharné et la collaboration dont les deux gouvernements ont besoin pour une mise en œuvre réussie de ce projet ». Ceci traduit aux yeux de son Excellence Michael RAYNOR l’engagement mutuel et indéfectible pour la réduction de la pauvreté au Sénégal.

LE MPE SE FELICITE DU MECANISME PREVU PAR L’APPO POUR FINANCER LES PROJETS D’ENERGIES FOSSILES

Les rideaux sont tombés sur la conférence-exhibition MSGBC OIL, GAS AND POWER 2022 tenue du 1er au 2 septembre au CICAD. La cérémonie de clôture a été présidée par Mme Aissatou Sophie GLDIMA, ministre du pétrole et des énergies. Durant cet événement qui a duré deux jours, des discussions très intéressantes et prometteuses étaient engagées sur le thème : « Le futur du gaz naturel : la croissance grâce aux investissements stratégiques et à la règlementation ».

Déjà, à l’ouverture des travaux, le président de la République avait bien campé le débat en mettant en avant la position claire du Sénégal et de l’Union africaine, sur la nécessité de donner de l’énergie aux 600 millions d’Africains qui n’ont pas encore accès à l’électricité.

« En effet, avec tout le potentiel énergétique dont regorge l’Afrique, tant en ressources d’hydrocarbures, d’énergies renouvelables que de capital humain, nous sommes le continent de l’avenir », a déclaré le MPE qui ajoute qu’avec « tout ce que notre continent recèle comme potentialités, l’Afrique est promise à un bel avenir. Il nous faut juste un peu plus d’audace, un peu plus d’initiatives pour y arriver. L’heure est donc venue pour nous, Africains, de prendre notre destin en main en étant plus solidaires et en parlant d’une seule voix pour défendre davantage nos intérêts ». Toutefois, elle a tenu à préciser que cette position ne veut pas dire que l’Afrique n’est pas d’accord avec la transition énergétique, bien au contraire.

« Nous disons tout simplement qu’il serait paradoxal de disposer de tout ce potentiel et de ne pas l’utiliser pour donner de l’électricité à nos populations et surtout industrialiser nos pays afin de donner le plein emploi à nos jeunes pétris de qualité » précise Mme le Ministre. Pour y arriver, elle suggère de mettre l’accent sur la formation de nos ressources humaines et surtout la spécialisation de nos cadres en tenant compte de la complexité du secteur des hydrocarbures et de la nécessité de prendre en compte les changements climatiques.

La Conférence-exposition MSGBC OIL, GAS AND POWER 2022 est, pour elle, d’une importance particulière. « En plus de la promotion du bassin sédimentaire que nous avons en commun, elle nous permet, en perspective de la Cop 27 qui va se dérouler en Egypte, d’harmoniser nos positions afin de parler d’une seule voix, et mieux défendre ainsi les intérêts du continent. Nos besoins et objectifs de développement ne sont pas les mêmes que ceux des pays déjà industrialisés. C’est pourquoi nous demeurons plus que jamais engagés, aux côtés de nos partenaires, à poursuivre nos projets », a martelé Mme GLADIMA.

Elle a salué à ce propos, l’engagement de l’Organisation des Producteurs de Pétrole Africains (APPO) à travailler pour accompagner tous les pays africains à faire face à la menace d’arrêt des financements brandie par les pays développés. « J’ai noté avec beaucoup de satisfaction, l’annonce par mon frère, Dr Ibrahim Farouk, de la mise en place prochaine par l’APPO, d’un mécanisme africain qui permettra d’assurer le financement pour la pérennisation des projets africains », s’est-elle réjouie. Ces pairs africains présents à cette cérémonie ont abondé dans le même sens. Le ministre équato-guinéen des Mines et des Hydrocarbures dira que c’est insensé de nous demander d’arrêter nos projets en nous servant la transition énergétique alors qu’eux exploitent depuis des siècles et ont contribué à dérégler la planète. Selon M. Gabriel Mbaga OBIANG LIMA « l’énergie utilisée aux USA pour les jeux de play-station est supérieure à la production du Nigéria. Autre exemple, un seul américain consomme plus d’énergie que 300 tanzaniens ». De son côté le ministre namibien des Mines et de l’Energie M. Tom ALWEENDO s’est offusqué que « les pays développés présentent l’Afrique comme le continent sombre et au moment où nous voulons sortir de cette obscurité alors ils nous disent non vous ne pouvez pas car la planète est en danger avec les émissions de gaz à effet de serre ». Pour M. Didier BUDIMBU, le ministre des Hydrocarbures de la République Démocratique du Congo, la COP 27 doit être l’occasion pour l’Afrique de « parler d’une voix assez forte pour se faire entendre » sur cette question de transition énergétique une bonne fois pour toute.

SORTIR LES POPULATIONS DE L’OBSCURITE, UNE URGENCE POUR LE PRESIDENT MACKY SALL

Le président de la République son Excellence Macky SALL a ouvert le jeudi 1er septembre au CICAD la deuxième édition de la Conférence-exposition MSGBC OIL, GAS & POWER 2022 sur le thème : le futur du gaz naturel, la croissance grâce aux investissements stratégiques et à la réglementation. C’était en présence de Mme Aissatou Sophie GLADIMA Ministre du Pétrole et des Energies et plusieurs de ses pairs africains et du Secrétaire Général de l’Organisation des Producteurs Africains de Pétrole (APPO).

Ouvrant les travaux, le Président de la République a tenu à saluer l’engagement d’Energy Capital and Power (ECP), des compagnies pétrolières et des équipes du Ministère du pétrole et des énergies qui ont réussi le pari de la régularité dans l’organisation de cette grande conférence qui devrait désormais « se tenir de manière tournante dans les pays du bassin. Ainsi l’année prochaine on pourrait se retrouvait en Mauritanie, puis en Gambie ainsi de suite » suggère-t-il.

Abordant le thème, le Président SALL a rappelé que l’Afrique est plus que jamais décidée à poursuivre ses projets pétroliers et surtout gaziers. C’est pourquoi « nous avons été choqués à Glasgow quand les pays développés ont annoncé leur décision d’arrêter le financement des projets gaziers à l’étranger. Pour moi c’était un coup mortel que j’ai dénoncé partout où il le fallait. C’est une décision injuste qui pourrait compromettre tous nos efforts de développement » a-t-il marteléavant d’ajouter que l’Afrique dit oui à la transition énergétique mais faudrait-il d’abord avoir de l’énergie pour ses populations. Or plus de 600 millions d’africains n’ont pas accès à l’électricité. Il serait paradoxal de ne pas utiliser les ressources dont dispose le continent pour donner l’énergie aux populations africaines.

Revenant sur le cas spécifique du Sénégal il a rappelé que « nous avons 31% d’énergie renouvelable dans notre mix énergétique. C’est un niveau que beaucoup de pays mêmes ceux développés n’ont pas encore atteint. Donc nous n’avons pas de leçon à recevoir. L’urgence pour nous, c’est de sortir toutes nos populations de l’obscurité. Nous avons les ressources dans notre sous-sol pour nous assurer l’atteinte de cet objectif ».

Poursuivant son plaidoyer, le président SALL a indiqué qu’un récent rapport sur le climat a montré que même si l’Afrique exploitait toutes ses ressources énergétiques pendant 30 ans le cumul de ses émissions ne représenterait pas plus de 3% des émissions mondiales. Ce qui lui fait dire que « le débat sur le climat ne se pose plus alors ». Heureusement d’ailleurs pour le continent, car une nouvelle dynamique imposée par la géopolitique mondiale marquée par la crise Russo ukrainienne est en cours et certaines positions semblent avoir évolué.

Pour lui, cette dynamique plus consensuelle sur la transition énergétique est une bonne chose pour l’Afrique. Toutefois, « il nous faut poursuivre la défense des intérêts de nos pays dans la perspective de la COP 27 de novembre prochain en Egypte, en restant engagés dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat ». Le défi aujourd’hui selon le président de l’Union Africaine, c’est de mettre en place les conditions d’une bonne exploitation de nos ressources mais c’est aussi d’assurer une bonne formation aux jeunes pour avoir toutes les compétences requises dans l’exploitation du pétrole et du gaz « car l’Afrique doit désormais agir pour ne plus subir la géopolitique mondiale »

Le président SALL a insisté sur le gaz comme nouvelle opportunité d’industrialisation, de transfert de technologie, de création d’emploi et de croissance. C’est pour cela qu’il invite à mettre en évidence la logique qui sous-tend nos projets comme sources principales d’énergie et de revenus. « C’est dire que tout notre gaz ne peut être exporté. Il doit nous servir à produire de l’électricité. Il doit aussi nous permettre de développer une industrie pétrochimique. D’ailleurs PETROSEN est en pourparlers avec la compagnie Mitsubishi pour la production de l’urée » a-t-il annoncé.

8000 LAMPADAIRES POUR SEDHIOU ET 2400 POUR ZIGUINCHOR

La deuxième phase du programme des lampadaires solaires a fait l’objet d’un CRD à Sédhiou puis à Ziguinchor. Au cours de ces rencontres le Secrétaire Général du Ministère du Pétrole et des Energies a révélé que Sédhiou bénéficiera d’au moins 8000 lampadaires tandis que Ziguinchor en recevra au moins 4800. Le lancement de ce programme piloté par l’Agence Nationale des Energies Renouvelables (ANER) est prévu en Aout prochain.

Cette 2ème phase du programme des lampadaires solaires intervient suite au franc succès connu par la première avec l’installation de 50 milles lampadaires dans 142 communes à travers le pays. Selon le Secrétaire Général du Ministère du Pétrole et des Energies Cheikh NIANE « son Excellence Monsieur Macky SALL a décidé de lancer la deuxième phase avec 115.000 nouveaux lampadaires solaires face à une demande très forte, au regard de l’engouement et du succès qui ont été notés pour ce programme dans sa première phase ». Et pour rester fidèle à sa politique d’équité territoriale et sociale, le président de la république qui est l’initiateur de ce programme a demandé « que les communes qui n’avaient pas bénéficié de la première phase soient servies en priorité. C’est ainsi que chaque commune recevra au moins 200 lampadaires. Ensuite les études lancées par l’ANER permettront de voir en fonction des besoins, de la taille de la commune, de son activité économique comment réajuster pour une meilleure dotation de toutes les communes y compris celles qui avaient été bénéficiaires lors de la première phase » a expliqué Monsieur NIANE. Pour Sédhiou 40 communes sont concernées. Dans cette région, seules les 3 communes chef-lieu de département avaient été servies lors de la première phase. Dans la région de Ziguinchor, 24 communes sont ciblées puisque lors de la première phase 6 communes avaient reçu au total 2576 lampadaires.

Les CRD ont donc été l’occasion de remettre les bons de 200 lampadaires aux 40 communes bénéficiaires de Sédhiou et aux 24 collectivités bénéficiaires de Ziguinchor en attendant le lancement effectif du programme au mois d’aout. Les maires de ces localités ont dans leur grande majorité remercié le chef de l’état pour cet important programme d’éclairage public qui permet de lutter contre l’insécurité et participe à l’essor des activités économiques pour un développement harmonisé de leurs communes. Mais au-delà de l’éclairage public, beaucoup ont demandé un accès à l’électricité. A ce sujet, le SG du MPE a expliqué que « le chef de l’état a pour ambition de réaliser l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2025. Mais compte tenu du faible taux d’accès dans le sud, il a mis en place le Programme d’urgence électricité (PUELEC) qui doit se focaliser sur les régions sud et sud-est ». Une nouvelle qui a mis du baume au cœur de beaucoup d’élus qui espèrent voir bientôt leurs communes entrer dans l’ère de la modernité.

La Senelec modernise et digitalise son réseau

Le Ministre du Pétrole et des Energies Madame Aïssatou Sophie GLADIMA a procédé, le mercredi 20 juillet 2022, à l’inauguration du Datacenter de Senelec de Diamniadio. Cette infrastructure de dernière génération, certifiée TIER III, va permettre à la Senelec de renforcer et de moderniser son réseau Informatique et de Télécommunication mais également de se placer parmi les leaders dans la fourniture de solutions d’hébergement informatique, avec les meilleures performances actuellement disponibles.

Le Datacenter va optimiser en effet les relations entre la Senelec et sa clientèle à travers un service dont la qualité sera significativement revue à la hausse. Il héberge entre autres les infrastructures Informatiques, Télécommunication et Télé Conduite de Senelec, le Centre National de Conduite des Réseaux de Distribution à partir duquel sera assurée la digitalisation des opérations de supervision et de conduite du réseau.

Pour l’ambassadeur de France au Sénégal M. Philippe LALLIOT, « Vinci a su mettre à la disposition de Senelec le meilleur de sa technologie notamment pour ce datacenter, qui bénéficie des meilleures certifications internationales et qui permettra à l’opérateur de protéger ses systèmes et ses données ». Il a rappelé la collaboration qui existe entre cette entreprise française et Senelec, avec notamment la construction à Thiès du premier poste numérique en Afrique et la réalisation de 200 kms de lignes de haute tension pour faciliter l’évacuation de l’énergie. M. LALLIOT a salué l’émergence du Sénégal « qui a su moderniser son réseau électrique, qui permet déjà à près de 6 millions de personnes un meilleur accès à l’électricité ».

Le Ministre du Pétrole et des Energies a salué pour sa part la modernisation de Senelec avec l’opérationnalisation de ce Datacenter. « Senelec continue son parcours de modernisation et d’efficacité (…) car cet ouvrage de dernier cri marque son entrée dans la révolution technologique qui fait la marque des grandes entreprises modernes », a souligné Mme GLADIMA.

Pour Aissatou Sophie GLADIMA, « c’est une preuve de la détermination des autorités de ce pays d’exiger le meilleur quand il d’agit de servir le public et le consommateur », une politique qui cadre parfaitement avec la mise en œuvre du PAP 2A dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE).

En effet, les clients seront servis plus rapidement, plus efficacement et de manière optimisée. Les possibilités interactives sont démultipliées permettant ainsi une meilleure proximité entre Senelec et les consommateurs. « On ne peut rêver meilleure perspective en tant qu’entreprise » a conclu le Ministre.

Rappelons que le Datacenter a été construit pour assurer la viabilité de tous les projets de digitalisation des processus métiers et garantir la sûreté de fonctionnement du Système d’Information de Senelec.

La cérémonie s’est déroulée en marge du 20ème congrès de l’Association des Sociétés d’Electricité Africaine (ASEA), en présence de l’Ambassadeur de France au Sénégal, du Président Directeur Général de Vinci Energies, maitre d’œuvre du projet, du représentant du maire de Diamniadio, du Directeur Général de Senelec et de nombreux invités.

Au moins 200 Lampadaires à chaque commune bénéficiaire

Le ministère du pétrole et des énergies a démarré ce lundi 18 juillet 2022 une campagne d’information et de sensibilisation sur la deuxième phase du programme de lampadaires solaires initié par le Président de la République et piloté par l’Agence Nationale pour les Energies Renouvelables (ANER). L’activité a démarré avec une série de Comités Régionaux de Développement (CRD) tenus à Kaffrine, Kaolack et Matam. Suivrons, dans un premier temps, les régions de Fatick, Diourbel, Tambacounda, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. Un quota d’au moins 200 lampadaires sera alloué à chaque commune bénéficiaire.

A Kaffrine et à Kaolack les CRD, tenus en présence du Directeur de cabinet du Ministre du Pétrole et des énergies, ont mobilisé les élus locaux et les autorités administratives malgré la campagne électorale pour les législatives. En présentant le projet, le Directeur de cabinet du Ministre du Pétrole et des Energies a précisé qu’il a pour ambition de généraliser l’usage de l’éclairage public solaire sur tout le territoire national pour une équité territoriale.

La phase 2 du programme des lampadaires solaires concerne en effet en priorité les collectivités locales non bénéficiaires de la 1ère phase. Un quota d’au moins 200 lampadaires est réservé à chacune de ces collectivités locales. L’initiative et l’idée d’équité ont été fortement saluées par les bénéficiaires.

Tout comme les maires, les gouverneurs ont beaucoup apprécié ce programme qui compte disséminer les lampadaires solaires à travers tout le pays. A la fin de la cérémonie, les premiers maires bénéficiaires ont reçu chacun un bon de 200 lampadaires qui éclaireront bientôt leurs communes respectives.

Le MPE PLAIDE POUR DES SERVICES PUBLICS PERFORMANTS

Le Ministre du Pétrole et des Energies a présidé le dimanche 17 juillet la cérémonie d’ouverture du 20ème congrès de l’Association des Sociétés d’Electricité d’Afrique (ASEA) sur le thème « La nécessité de service public et la performance des sociétés africaines d’électricité ». La rencontre a été marquée par le passage de témoin entre le Zambien Victor Mulenga MUNDENDE et le Directeur général de Senelec, Papa Mademba BITEYE qui est désormais le nouveau président de l’ASEA.

Ce congrès est symbolique à plus d’un titre car il marque en même temps le 50e anniversaire de l’Associations des Sociétés d’Electricité d’Afrique (ASEA) mais aussi celui de Senelec sous son statut actuel. On comprend dès lors la forte mobilisation des parties prenantes avec près de 1000 participants dont 150 dirigeants et décideurs, des représentants de gouvernements, des directeurs de sociétés d’électricité, des partenaires techniques et financiers, des experts etc…

En souhaitant la bienvenue aux participants, le Directeur Général de Senelec a affirmé que la forte présence au congrès de Dakar « porte les germes de l’espoir d’un engagement collectif pour relever des défis importants consistant à apporter l’énergie et la lumière à nos concitoyens pour accélérer le développement du continent ». Abordant le thème, M. BITEYE s’est dit heureux du choix de la thématique « parce que nous devons désormais nous libérer des vielles croyances et des habitudes obsolètes qui nous faisaient croire à tort que le service public et la performance sont des propositions antinomiques ou qui doivent s’exclure mutuellement ».

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre du Pétrole et de Energies a souligné que les services publics d’électricité sont les chevilles ouvrières du développement de nos systèmes énergétiques. C’est pourquoi « ils doivent être prospères, performantes, efficaces et rentables car le continent en a besoin pour le développement de son économie ». Poursuivant son adresse, le ministre du pétrole et des énergies dira plus globalement que « la question de l’énergie revêt une dimension capitale pour le développement de notre continent face aux multiples enjeux de l’emploi de nos jeunes, l’accès à l’éducation, à la santé, à l’autosuffisance alimentaire, à la transformation de nos produits et plus généralement à la création de richesses ».

Seulement le continent vit un paradoxe. En effet 640 millions d’africains n’ont pas accès à l’énergie, ce qui correspond à un taux d’accès légèrement inférieur à 50% au niveau continental. Alors que l’Afrique regorge de formidables ressources énergétiques qui sont jusque-là très faiblement exploitées. Pourtant, plaide Aïssatou Sophie GLADIMA, « l’Afrique a besoin d’une énergie bon marché, vitale pour atteindre ses objectifs en matière d’éducation, de santé etc.  mais surtout, pour réduire le coût de l’énergie dans l’industrie, les services et créer des emplois pour les jeunes ».

Dans le contexte de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et du nouveau partenariat pour l’énergie en Afrique qui marquent une aspiration commune des africains pour un renouveau énergétique grâce à une exploitation intense de nos propres ressources, Mme GLADIMA est d’avis que « l’intégration énergétique de nos systèmes électriques, la mise en valeur de notre potentiel de richesse, agricole, industriel et minier pour construire l’Afrique de demain deviennent des impératifs ». 

Cette nouvelle trajectoire de développement pour l’Afrique est importante en raison des transformations structurelles portant sur la nécessité d’un développement axé sur les personnes, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’autonomisation des jeunes, la révolution des TIC, l’unité accrue de l’Afrique puissance mondiale sur laquelle il faut compter. Face à ces enjeux sur la question de l’énergie, le MPE a suggéré aux congressistes une feuille de route énergétique pour consolider les acquis et garantir un meilleur approvisionnement énergétique des pays du continent.

Ce 20ème congrès a consacré le passage de témoin entre la Zambie et le Sénégal à la présidence de l’Association. En effet le Zambien Victor Mulenga MUDENDE a passé le flambeau à Papa Mademba BITEYE, DG de Senelec, qui assure désormais les charges de président de l’ASEA et ce jusqu’en 2025.

La feuille de route proposée par Mme Aissatou Sophie GLADIMA, ministre du pétrole et des énergies au 20ème congrès de l’ASEA. Elle se décline en 9 points :

  1. Bâtir une politique énergétique Africaine intégrant les questions sur les énergies nouvelles et renouvelables, le nucléaire, l’éolien offshore, l’hydrogène ainsi que toutes les questions connexes sur l’utilisation des véhicules électriques et le stockage de l’énergie.
  2. Accélérer le développement des marchés de l’électricité au niveau Africain par la construction des corridors d’interconnexion et la réalisation progressive   du marché unique de l’électricité en Afrique avec un réseau électrique africain intégré, qui permettrait de réduire considérablement le coût de l’électricité sur le continent et accroître la durabilité et la sécurité énergétique.
  3. Travailler pour le lancement d’un programme industriel majeur pour la fabrication des composants et équipements électriques à partir des matières premières tirées du sol Africain et transformées localement en Afrique. Mettre en œuvre une approche de l’innovation à l’échelle du continent afin d’exploiter les capacités de recherche et de développement nécessaires pour atteindre tous les objectifs visés.
  4. Œuvrer pour la mise sur pied d’une institution de formation de Haut niveau orientée vers la recherche pour la promotion industrielle, la transformation des ressources naturelles et la fabrication de matériels adaptés aux normes Africaines
  5. Créer un fonds de préparation de projets régionaux financés sur la base d’une taxe sur les échanges d’énergie entre pays.
  6. Recommander la désignation d’un prix annuel d’excellence décerné par le Président de l’Union Africaine aux Sociétés d’électricité les plus performantes ayant démontré une croissance de leurs importations ou exportations d’électricité
  7. Promouvoir l’ouverture du secteur de l’énergie Africain au secteur privé dans le cadre de la ZECCLAC avec un guichet spécial pour les entreprises du secteur électrique avec des incitations spéciales pour favoriser le commerce inter continental
  8. Se mobiliser pour la promotion du genre dans l’industrie dans les emplois, fonctions et postes de travail et œuvrons pour le renforcement de la gouvernance au niveau national
  9. Mettre l’innovation dans les financements en vue d’accroître les flux financiers dans les projets du secteur de l’énergie